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DS7 Crossback : le meilleur SUV 2018 ! Interview du patron de DS.

L\'avènement d’une nouvelle marque automobile est plus que rare. Dernièrement, c\'est plutôt la disparition de quelques-unes d\'entre elles que la création de nouvelles qui a fait les choux gras de la presse internationale. Pourtant, le groupe PSA s\'est bien lancé dans cette aventure. Après des modèles oscillant entre l\'âme des Citroën et celle de sa légendaire DS, voici enfin poindre la première DS prenant les traits d’un SUV haut de gamme.

+ de photos DS 7 Crossback BlueHDi

Cette première confrontation à la DS du 21e siècle s’est révélée plus que probante, puisque celle-ci a été élue SUV de Référence 2018, par la rédaction et nos fidèles lecteurs. Pour essayer d’en savoir un peu plus sur ce DS 7 Crossback, nous voici donc en train de remettre notre prix au patron de la marque : Yves Bonnefont.

Au cœur du renouveau de PSA…

En 2008, le groupe PSA était en très mauvaise santé. Des rumeurs de faillite allaient bon train dans les cercles privés des spéculateurs boursiers. Le groupe était en effet au pied du mur et il fallait tout restructurer. Ce fut chose faite, avec pertes et fracas, sous les ordres de Philippe Varin. Son médiatique successeur, Carlos Tavares, récolta les fruits de son prédécesseur et lança son plan de relance produit « back in the race ».

Et c’est peu après cette annonce, le 1er juin 2014 pour être exact, qu’Yves Bonnefont monta sur le « trône » de directeur général de la marque DS. En effet, à cette date, les trois marques du groupe PSA prennent leur indépendance avec des dirigeants de marque. Un choix stratégique qui permet à chacune d’entre elles de s’émanciper et de proposer des produits à fort caractère.

Bien qu’Yves Bonnefont ait débuté sa carrière chez PSA Peugeot Citroën au sein de l’usine de Rennes, puis au centre technique de Vélizy, il délaisse ensuite le groupe au lion pour rejoindre McKinsey et y diriger la recherche dans le secteur automobile, au niveau mondial. Lorsqu’il fait son retour dans le groupe, en janvier 2012, il est nommé directeur de la stratégie. En tant que tel, il est au cœur de la reconstruction du positionnement des marques Peugeot, Citroën et de la future marque DS.

À partir du 16 avril 2013, Yves Bonnefont est nommé tout naturellement directeur général adjoint de Citroën, pour devenir le patron de la nouvelle marque DS Automobiles en 2014. C’est donc bien à lui et à ses équipes que nous devons cette nouvelle DS 7 Crossback. Voici le résultat de notre entrevue avec cet homme de poigne.

DS 7 Crossback : gagne le prix de SUV de Référence 2018

LRA : Comment se porte DS Automobiles ?

Yves Bonnefont : Les équipes n’ont jamais été aussi prêtes à affronter le marché et la concurrence. Après les modèles de première génération, la marque DS Automobiles prend enfin son envol… La DS 7 Crossback est le fruit de plusieurs années d’investissement et de développement. D’ailleurs, nous sommes ravis d’avoir convaincu votre rédaction et vos lecteurs. Ce prix est la preuve que nos choix audacieux sur tout ce qui compose notre SUV vont porter leurs fruits et plaire au grand public. Alors, oui DS Automobiles se porte bien.

LRA : Quelles sont les perspectives de DS ?

Yves Bonnefont : C’est un secret de polichinelle, alors je vais vous l’annoncer. Nous allons proposer aux clients de DS Automobiles un minimum de six nouveaux modèles. Un par an sur les six prochaines années… Alors préparez-vous à tester en avant-première une nouvelle DS tous les ans et à être sous le charme de notre savoir-faire. D’autant qu’au bout des six années, vous aurez le choix avec des silhouettes répondant aux normes des segments les plus importants du marché.

LRA : Le parti pris de vos ingénieurs et stylistes est très fort. Quel a été le challenge technique le plus ambitieux ?

Yves Bonnefont : Le cahier des charges de la marque DS est simple. Être la marque Premium qui laisse éclore l’audace à la française. Pour DS 7 Crossback, chaque choix a été soupesé afin d’offrir la solution la plus culottée. L’habitacle et ses « inspirations », faisant appel au savoir-faire artisanal hexagonal, en sont la preuve la plus éloquente. Jamais une auto française d’aussi grande série n’a proposé des matériaux aussi nobles. Il aura fallu se battre contre la logique industrielle classique pour être capable d’industrialiser ces processus extrêmement qualitatifs. Et le plus plaisant est de voir que ses paris sont tous gagnants !

LRA : Vous avez annoncé le DS 7 Crossback E-Tense 4x4 pour 2019. Que pouvez-vous nous dire sur ce système de propulsion hybride ?

Yves Bonnefont : Cela fait déjà de très nombreuses années que le groupe PSA travaille sur une motorisation hybride. D’ailleurs, dans mes souvenirs, vous avez été l’une des rédactions choisies par le groupe pour tester notre prototype Peugeot 308 R Hybrid… Concernant DS 7 Crossback E-Tense 4x4, qui sera le premier modèle à porter ce groupe motopropulseur, nous avons fait le choix du haut de gamme. L’E-Tense se doit d’offrir à la fois performances et plaisir de conduire. Pour y arriver, les ingénieurs finalisent en ce moment la gestion des moteurs. Oui DES moteurs ! Car il y en a trois pour être exact… Si le moteur thermique est un 4 cylindres turbo essence de 1,6 litre de 200 chevaux, il est accompagné par deux autres électriques, un sur chaque essieu, qui développent environ 110 chevaux chacun… Pour être capable de rouler sur un mode 100 % électrique, notre SUV cache une batterie rechargeable au lithium-ion. Mais ce qu’il faut retenir en plus du rendement énergétique de la machine, c’est qu’elle produira 300 chevaux… Son tarif se situera aux alentours de 60 000 €.

Benoit Alves

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