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Essai Mercedes SLC 300 : petit roadster, grande âme

Le remplacement d’une icône n’est jamais simple. Et c’est ce que s’apprête à faire Mercedes avec son SLK. Pour ne pas se prendre les roues dans le cambouis, les ingénieurs avancent des arguments de poids.

Tout commence par un changement de nom. Le roadster Mercedes passe par le nouveau patronyme SLC. À ceci se rajoutent un style plus affûté, des moteurs de dernière génération et des technologies actives pour offrir encore plus de sensations à son volant.

Pour prendre la mesure de cette belle étoile, Mercedes m’a donné rendez-vous pour un essai à Nice et dans ses environs.

+ de photos Mercedes SLC 300

Une nouvelle offre

Le SLK, c’est près de 670. 000 exemplaires vendus à travers le monde depuis son lancement en 1996. Il faut dire que son toit rigide repliable a fait l’effet d’une bombe à l’époque et a relancé la mode des cabriolets. Ce nouveau SLC ne fait donc pas dans l’originalité et conserve son toit « magique ». Ce qui change fondamentalement la donne, c’est l’arrivée des moteurs de dernière génération. La gamme fait appel à des 4 cylindres turbo essence et diesel, alors que les magiciens d’AMG lui greffent leur nouveau V6 biturbo.

L’entrée de gamme, le SLC 180, se contente de 158 chevaux. Juste au-dessus, le SLC 200 passe à 184 étalons, tandis que les 245 canassons du SLC 300 commencent à me donner des frissons. Pour sa part, l’exubérante SLC 43 AMG annonce le nombre délirant de 367 chevaux. Pour contrebalancer la cavalerie onéreuse et gourmande d’AMG, Mercedes propose également une SLC 250 d carburant au mazout délivrant 204 pur-sang.

Un choix de monture difficile !

Évidemment, la SLC 43 AMG – tous appendices dehors – se révèle de toute beauté et semble très alléchante, mais son tarif élitiste de 66 000 € refroidira pas mal d’aficionados. C’est pourquoi je jette mon dévolu, juste en dessous, sur la SLC 300 qui « ne demande » que 48 900 € en prix de base avec des performances dignes d’une sportive. Pour preuve, son 0 à 100 km/h est expédié en 5,8 secondes et sa vitesse de pointe se voit brider par l’électronique à 250 km/h.

Bon, j’avoue… Ce n’est pas seulement un choix de raison. En réalité, je suis tombé sous le charme de la nouvelle teinte « Bleu Brillant » et de la calandre plongeante à « diamants » que portait avec distinction la SLC 300. En entrant dans l’habitacle, ce sont les superbes sièges sport en cuir blanc et noir, conjugués à l’aluminium, qui ont fini de me convaincre. Cette SLC 300 sera mienne pour cet essai !

Test de la nouvelle Mercedes SLC avec son moteur essence turbo

Le SLK est mort ! Vive le SLC !

Je plonge avec empressement dans le cockpit. Clé en poche, j’appuie sur le bouton « START ». Le 4 cylindres de 2 litres se met à chantonner avec délicatesse ! La finition et le dessin de la planche de bord sont irréprochables. Il n’y a guère que le système GPS, non tactile, qui se révélera plus tard usant à piloter et qui gâchera l’ensemble des prestations. Un mauvais point dû à l’obligation systématique d’entrer dans l’arborescence pour atteindre la fonction tant recherchée.

Il suffit ! J’enclenche le mode « D » de la boîte automatique à 9 rapports de série et me laisse porter par le roadster dans les petites rues niçoises. Le soleil a du mal à percer les nuages, mais ma belle amie du jour se vit cheveux au vent. Alors j’exerce une pression continue sur le bouton d’ouverture de la capote et une vingtaine de secondes plus tard, me voici enfin à l’air libre.

Je me retrouve enveloppé dans une écharpe bien chaude. Merci aux technologies AIRCAP et AIRSCARF qui, grâce à un déflecteur aérodynamique, un pare-vent situé entre les sièges arrière et un pulseur dans le siège chauffant, me gardent bien à l’abri des températures pas vraiment clémentes aujourd’hui.

Après une longue balade le long de la côte, le coude à la portière, il est enfin temps de hausser le ton et d’utiliser les 245 canassons du SLC 300. Direction Sospel et sa verdoyante vallée de la Bévera, au sud du Parc National du Mercantour, tout près de la frontière italienne.

Les quelques kilomètres d’autoroutes ne sont qu’une formalité pour mon engin. Il me faudra attendre les départementales qui serpentent, pour enfin faire la véritable rencontre avec ma Mercedes. Car si la SLC s’est avérée une amie de choix jusqu’à présent, les virolos l’ont transformée en une formidable partenaire de jeu. ESP désactivé et mode SPORT+ en fonction, me voici en train de faire du contre-braquage à chaque lacet. Le tout en laissant un épais nuage derrière moi. En virevoltant d’un virage à l’autre, j’ai appris à la connaître. Simple, précise, elle laisse deviner peu à peu où se situent ses limites sans jamais se montrer piégeuse, sur sol sec du moins. Car à la fin de mon périple, juste après avoir franchi le Col de Braus, une fine pluie revêt le macadam. Plus question de faire mumuse ! Dans ces conditions, le roadster n’a qu’une envie. Faire passer l’arrière devant. Seul moyen de contrecarrer le phénomène : réactiver les aides à la conduite et lever le pied.

Les routes a lacet sont un régales avec cette Mercedes SLC 300

Mission réussie !

En passant du SLK au SLC, le roadster Mercedes n’a pas perdu de sa superbe. Bien au contraire ! Il réaffirme son statut de référence aux prestations rares. Assez confortable en ville, nerveuse sur route et même espiègle sur routes sinueuses, ma machine a apporté la preuve qu’il est tout à fait possible de combiner sportivité, confort et plaisir de conduite, sans tomber dans l’excès. Ceci étant dit, mon bolide a réclamé une moyenne de 12,6 litres aux 100 km. Très loin des 6,2 litres de sa consommation normée.
Note : 15/20

Bien vu :
- La dynamique de conduite
- Le système AIRSCARF
- Le style de mini AMG GT

À revoir :
- Prix d’achat élitiste
- Consommation
- GPS non tactile



Galerie photos : Etienne Rovillé

Place au comparatif de fiche technique. Voici donc le match entre notre Mercedes SLC 300 et l'Audi TT :

Benoit Alves

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