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Essai nouvelle Mercedes E Cabriolet : pas assez bling-bling !

Si la Mercedes-Benz Classe E véhicule, pour certains, une image trop chauffeur de taxi, la Classe E cabriolet s'en affranchit volontiers pour se la jouer voiture de pur plaisir.

Il est difficile d’expliquer cette sensation qui vous prend lorsque vous approchez de cette nouvelle version de la Classe E. Sûrement l’effet Mercedes-Benz, combiné à la finition AMG Line sans doute, qui, tacitement, vous fait comprendre que vous allez pénétrer dans un univers haut de gamme.

Un museau allongé, une grille de calandre, en position basse, incrustée de diamants et l’emblématique étoile centrale, des feux avant et arrière LED, des jantes de 20 pouces une double sortie d’échappement harmonieusement sobre. Une allure qui laisse à penser que nous sommes en présence d’un avion de chasse.

En effet, la prestance de cette somptueuse berline ouverte – dans tous les sens du terme – nous invite au voyage et se montre prédisposée à toutes sortes d’activités en plein air. Ça tombe bien, on est à Genève, l’occasion idéale pour aller faire un tour dans les montagnes.

Essai nouvelle Mercedes E Cabriolet 2018

Peu importe le temps ou la température, ce serait un sacrilège d’embarquer à bord de ce cabriolet et de ne pas décapoter pour profiter du magnifique panorama. Les frileux n’auront même pas l’occasion de se plaindre, car les sièges disposent au niveau de la nuque d’une ventilation qui estompera la sensation de froid. De surcroît, un filet anti remous accompagné d’un pare-vent à l’avant vient renforcer l’insonorisation lorsque l’on roule décapoté.

Un bouton et vingt secondes plus tard, la première phrase qui nous vient à l’esprit est ce passage de Baudelaire : « là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté ». Les sièges en cuir blanc sont d’un confort et d’une assise vraiment exceptionnels et vous donnent la sensation d’avoir pris place dans un salon de luxe. Lové dans un intérieur alliant cuirs et boiseries somptueux — qu’on ne se lasse pas de caresser…

L’on règle son assise grâce aux boutons situés sur la portière et l’on reste admiratifs devant les imposantes voies d’aération qui viennent en complément du large écran de bord doublé d’un autre tableau de bord digital, qui, lorsqu’on affiche la carte, nous fait croire que nous avons pris place dans le cockpit d’un jet privé. Les places à l’arrière, sont quant à elles, parfaites pour y déposer des affaires ou faire asseoir vos enfants voire des adultes consentants, si vous tenez vraiment à les punir.

On démarre et on se dit instinctivement : « C’est tout ? » On passe en mode Drive grâce au commodo situé derrière le volant et on part en quête de sensations fortes. Ce n’est qu’après quelques kilomètres qu’on persiste et se redemande si l’on n’a pas mal réglé quelque chose. En effet, la voiture est d’une sobriété telle qu’elle en a refroidi toutes nos ardeurs. Le moteur E300, 2 litres turbo de 245 chevaux, reste tellement feutré qu’on ne pourra pas se plaindre de sa mélodie. Et c’est vraiment le cas de le dire, hélas, il n’aura rien à y faire. Alors on essaie une dernière tentative en changeant les différents modes via le « Dynamic Select » — qui joue sur la direction, l’accélérateur et la gestion des passages de rapports — Sport, Sport +, en vain…

Il faut l’avouer, la finition AMG trompe énormément et frustre beaucoup. La conduite a beau être précise grâce à une assistance qui aide au maintien des trajectoires, simplifiée, voire un peu trop, avec ce régulateur qui permet de respecter les distances de sécurité avec les autres véhicules et de les suivre à la même vitesse, les performances ont beau être là : 250 km/h, le 0 à 100 abattu en 6,6 secondes, et une consommation moyenne de 8,5 l/100 grâce à la boîte automatique 9G Tronic à neuf rapports : on a bien l’image, mais il manque le « son ».

Une voiture simple à prendre en main qui dispose de nombreuses façons de la commander : boutons tactiles ; pavé tactile qui fait office de souris, mais reconnaît l’écriture, lettre par lettre dessinée à l’index ; sélecteur dans la console centrale ou encore commande vocale... Ça y est, on est perdus ! En effet, il vous faudra un certain temps d’adaptation à son ergonomie quelque peu allemande. Car certaines options les plus intuitives pour régler un affichage, une station radio, etc. sont tellement bien cachées dans des sous-menus qu’elles nécessiteront parfois l’arrêt du véhicule pour effectuer les réglages convenablement.

Note : 16/20

Bien vu :
- le confort à bord et la noblesse des matériaux utilisés
- le look sportif

A revoir :
- l’excessive sobriété du moteur, ou l’absence de membrane interne pour renforcer le son à l’intérieur
- l’ergonomie complexe à travers les menus et sous-menus

Daniel Latif

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