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Essai Opel Insignia Grand Sport 2017 : un proto d?

Elle sera d?©voil?©e en d?©cembre prochain, expos?©e au public en mars 2017 ?† Gen?®ve et commercialis?©e dans la foul?©e, mais nous l‚Äôavons d?©j?† conduite. Des prototypes de d?©veloppement de la nouvelle Opel Insignia de deuxi?®me g?©n?©ration, qui prend au passage le nom d‚ÄôInsignia Grand Sport, se sont offerts ?† nous pour un premier galop d‚Äôessai prometteur. Voici ce que nous pouvons d‚Äôores et d?©j?† en dire, en quasi exclusivit?©.

+ de photos Opel Insignia Grand Sport Prototype 2017

Texte : Emmanuel Genty
Photos : Harald Dawo et Klaus Huber-Abendroth

Mi-octobre, dans les environs de Sarrebruck, en Allemagne. Posté le long d’une petite départementale non loin de la frontière française, en pleine forêt, je vois passer devant moi un étrange convoi de quatre véhicules : une Opel Insignia rouge, deux berlines totalement camouflées et une Opel Insignia grise.

Le convoi s’arrête à ma hauteur, je suis invité à monter à bord du premier véhicule camouflé. Ma mission, si je l’accepte : tester en avant-première cette version de développement de la nouvelle Opel Insignia Grand Sport 2017. Car c’est bien elle qui se cache sous ces autocollants psychédéliques et ces faux panneaux de carrosserie en plastique. Curieux et intéressé, je me place derrière le volant, scrute cette planche de bord totalement recouverte d’un voile noir et fais un signe de la tête à mon accompagnateur : allons voir ce que ce prototype a à nous dire.

Opel Insignia Grand Sport

Plus légère et plus dynamique

Ça se voit à ma tête sur les premiers kilomètres de roulage, j’ai l’air soucieux. En fait, ce n’est pas le cas. Je suis certes un peu stressé de me retrouver au volant d’un tel véhicule, mais surtout, je refais mes gammes dans ma tête :

« Alors, l’Opel Insignia, c’est cette berline sortie en 2008 qui a marqué le début du renouveau d’Opel, aussi bien en matière de design que de technologie. Elle a été élue Voiture de l’année en 2009, a été restylée une fois, a reçu de nouveaux moteurs en cours de carrière et existe en version sportive OPC animée par un V6 de 325 ch. »

« Elle devait être renouvelée en collaboration avec Peugeot sur la base de la 508, mais l’échec des accords entre General Motors et PSA a fait qu’Opel a dû se débrouiller seul. Côté style, je sais qu’elle s’inspirera du concept Monza de 2013 et que ses principaux chantiers concernent son poids, son intérieur et sa planche de bord. »

Allez, cette fois je me concentre sur ma conduite. On m’explique que le prototype que je mène à vive allure sur ces routes humidifiées par la pluie tombée en abondance ces derniers temps est doté d’une motorisation essence 2.0 litres turbo de 250 chevaux, déjà existante sur l’Insignia actuelle et qui sera donc reconduite. Elle est accompagnée d’une transmission intégrale et d’une boîte de vitesses automatique à 8 rapports qui remplace l’ancienne boîte 6 rapports.

Tout de suite, je le sens, cette Insignia de développement est plus agile et plus légère. Il faut dire que dans cette configuration, elle a perdu pas moins de 140 kilos par rapport à son équivalent de première génération. Ça ne lui fera pas de mal d’autant que sa nouvelle plateforme E2 semble au diapason en ce qui concerne le dynamisme de conduite, sans pour autant sacrifier le confort. C’est sûr, cette nouvelle Opel Insignia Grand Sport 2017 viendra concurrencer des références en la matière, comme la Renault Talisman et la Volkswagen Passat.

Opel Insignia Grand Sport

Une berline généreuse à l’intérieur

Autre changement fondamental : la position de conduite. Je suis assis 30 centimètres plus bas qu’avec une Insignia de première génération, ayant plus l’impression de faire corps avec la voiture, pour un sentiment de dynamisme poussé. Le volant épais offre une bonne préhension, les commodos ont changé, mais pas le tableau de bord, dans sa version numérique haut de gamme. C’est à peu près tout ce que je peux remarquer du mobilier intérieur, qui restera caché pendant tout cet essai.

Un élément reste heureusement entièrement disponible, il s’agit du levier de vitesses. Il me sert pour passer en mode manuel et passer les rapports en « pousse-pousse » quand je ne veux pas jouer avec les palettes du volant. C’est que je suis souvent tenté de descendre manuellement un ou deux rapports quand je veux relancer, trouvant cette nouvelle boîte 8 pas assez vive, surtout associée à un moteur sportif comme celui-là. Problème de réglage ou configuration typée « efficience » ? L’avenir nous le dira.

Opel Insignia Grand Sport

On s’arrête pour changer de voiture. J’en profite pour passer à l’arrière et immédiatement remarquer le gain de place sur cette banquette confortable. Il faut dire que l’Opel Insignia Grand Sport 2017 gagne 55 millimètres en longueur (4,90 m) et 92 millimètres d’empattement (2,83 m) par rapport au modèle sortant. Cela se ressent concrètement aussi bien au niveau des genoux que de la tête, malgré une chute de toit plus directe (-29 millimètres en hauteur) qui modernisera le style de cette berline. Petite inspection du coffre au passage, toujours aussi grand. Je remarque la présence de deux boutons électriques (pas de simples tirettes) permettant de rabattre les dossiers de la banquette pour le passage en break. Un très bon point.

Un nouveau moteur essence prometteur

Je passe à bord du deuxième prototype du convoi. Cette fois à boîte manuelle et doté d’un moteur inédit : un 4 cylindres 1.5 litre turbo et injection directe de 165 ch. Un vrai trésor pour l’Insignia qui, avec lui sous le capot, perd 170 kilos ! Au point qu’au début, je ne sens pas trop la différence avec le 250 ch du premier prototype. Discret même en charge, ce moteur « respire » bien et offre presque des sensations comparables à celles d’un bloc atmosphérique. Une bonne surprise donc, accompagnée d’un étagement correct de la boîte. Indéniablement, cette version de la nouvelle Insignia sera plus intéressante que la précédente.

Opel Insignia Grand Sport

En l’absence de transmission intégrale, cette Insignia Grand Sport 165 ch ne dispose pas du système de répartition vectorielle du couple pour les roues arrière testé sur la version 250 ch. Pas très grave, elle offre déjà un comportement suffisamment dynamique, avec un train avant qui s’inscrit bien en courbe. Ce châssis est sain, c’est une certitude. La présence de jantes 18 pouces n’altère pas trop le confort et je me mets donc à « cravacher » un peu en montant un petit col. La consommation s’en ressent (plus de 10 litres/100 km, mais c’est anecdotique), mais mon plaisir au volant également.

Conclusion

Il n’y a pas à douter du potentiel de cette nouvelle Opel Insignia Grand Sport 2017 ! Sa perte de poids conséquente et les améliorations apportées à son châssis en feront une berline dynamique, mais qui saura en même temps choyer ses passagers par son confort et son espace à bord. Exactement ce qu’on demande à un modèle de cette catégorie.

Opel Insignia Grand Sport

La nouvelle Insignia se voudra le nouveau porte-drapeau d’Opel, à mi-chemin entre les berlines de segment D (Renault Talisman, Volkswagen Passat) et celles de segment E (Mercedes Classe E, BMW Série 5), dans des eaux où circule la Skoda Superb. Elle fera le plein d’équipements technologiques (projecteurs LED matriciels, Opel Onstar, etc.), sera équipée de motorisations de dernière génération et affichera un intérieur modernisé et épuré.

Nous la découvrirons sans camouflage le 7 décembre prochain, avant de l’admirer « pour de vrai » au salon de Genève 2017, début mars. Ensuite, ce seront les essais des modèles de série. Mais à quelques détails et ajustements près, nous savons déjà à peu près ce que nous en dirons…

Emmanuel Genty

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