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Essai Toyota Yaris 2014 : ?

Introduite sur le march?© en 1999, la Toyota Yaris est devenue un v?©ritable best-seller dans la gamme du constructeur nippon. Apr?®s deux g?©n?©rations convaincantes, Toyota a d?©voil?© il y a trois ans le troisi?®me mill?©sime. Le mod?®le citadin re?ßoit donc la traditionnelle mise ?† jour de mi-carri?®re avec au menu des retouches cosm?©tiques et des liaisons au sol revues. Nous sommes all?©s juger ces ?©volutions sur les routes d‚ÄôAllemagne.

+ de photos Toyota Yaris 1.0

Quoi ma gueule !

Hormis un coût d’utilisation maitrisé, la Toyota Yaris a toujours réussi à faire les yeux doux aux acheteurs grâce à sa bouille sympathique. Rondouillarde à sa naissance, la citadine s’est peu à peu virilisée au fil des années tout en étant prévenante concernant les rétines des clients. Pour le cru 2014, la Yaris s’offre une cure de rajeunissement dans les salons de beauté Keen Look et Under Priority. Derrière ses deux patronymes se cache bien évidement les nouveaux codes stylistiques de la marque avec un regard acéré et une calandre à faire rougir la "Single Frame" de chez Audi. La prise d’air béante est cerclée par deux joncs qui forment un X mais qui dans la réalité singent la gueule d'un poisson chat. Le regard change fondamentalement aussi, avec des blocs redessinés et un regard à LED plus expressif. Les évolutions de la poupe sont plus timides avec une signature lumineuse des feux à LED différente et l’apparition d’un petit diffuseur. A noter également que les versions thermiques et hybrides partagent désormais la même plastique, hormis quelques touches bleutées sur les logos.

L’habitacle est aussi passé sur le billard avec un cahier des charges précis : accentuer l’impression d’espace, améliorer la qualité perçue et développer les niveaux de finition. En résulte un intérieur qui ne change pas radicalement de la génération précédente avec quelques lignes plus fluides et des commandes retravaillées, notamment celles liées à la climatisation. La nouvelle Yaris reçoit en revanche de nouveaux habillages imitant le cuir, des cerclages chromés qui participent à rehausser le niveau de qualité et de nouveaux équipements. L’écran GPS passe désormais à 7 pouces et est connecté au système Touch2 & Go, qui accueil les nouvelles applications Coyotte et Aupeo.

Aux habituels niveaux de finition, la Yaris 2014 reconduit les blasons Style et Lounge pour les motorisations conventionnelles 1,3 l VVT-i et 1,4 l D-4D. La première se distingue par une présentation plus dynamique, notamment avec le pack Rouge qui promet une sellerie biton et une planche de bord dans ce coloris. Le niveau Lounge se concentre sur le confort avec une finition Caramel de la planche de bord, des contre-portes et des surpiqures. Pour le reste, le rapport prix/équipement de série est toujours l'un des plus intéressant alors que le tarif des options reste maitrisé.

Toujours convaincante sur la route :

Outre l'important coup de bistouri opéré sur la carrosserie, la Toyota Yaris reçoit des dessous eux aussi reliftés depuis les mécaniques jusqu'aux liaisons au sol en passant par la plateforme. Compilant le retour d'expérience des clients, Toyota s'est penché sur la rigidité de la caisse en ajoutant des points de soudure supplémentaires et a opté pour des amortisseurs à clapet qui réduisent les vibrations. L'habitacle se veut également plus silencieux sur le papier. Les retouches aérodynamiques et l'installation d'insonorisant supplémentaires permettrait également de réduire le niveau sonore à bord.

Volant en main, les différences sont peu perceptibles tant cette troisième génération est bien née. Déjà précise en 2011, la Yaris l'est davantage sur ce cru 2014 avec un comportement moins sous vireur. Les amortisseurs filtrent également un peu mieux les aspérités de la route. Une prouesse pas vraiment ardue au regard des planches de bois de la génération précédente. Elle dispose donc d'un bon compromis sans entacher son rayon de braquage des plus réduits et sa direction précise. En revanche, cette dernière est toujours aussi avare en retour d'information. Le bloc 1,0 l VVT-i refuse toujours de passer à une quelconque suralimentation. Il est cependant remanié en profondeur pour être encore un peu plus respectueux de l'environnement. Ainsi, le calage variable des soupapes qui lui permet de basculer sur un cycle Atkinson ou Beau de Rochas selon la charge du moteur, l'augmentation du rapport volumétrique ou l'adoption d'un traitement Diamond Like Carbon des pistons, permettent au bloc d'émettre 99g de CO2 par kilomètre et afficher une consommation mixte de 4,3 l/100 km. Mais le 69 ch, à vocation écologique, affiche un 0-100 km/h de seulement 15,3 secondes et des reprises tout aussi interminables. Il est donc réservé à un usage exclusivement citadin. Les escapades extra-urbaines ou toutes autres gaudrioles qui réclament de faire entendre l'onctueuse mais bruyante sonorité du trois pattes. Cela se traduira forcément par des consommations en hausse, comme les 6,2 l/100 km relevés lors de notre essai en campagne et sur autoroutes allemandes. Le 1,33 l de 100 ch, plus élastique, semble être le choix idéal, en essence cela s'entend, pour une utilisation homogène de la citadine avec des consommations dans la moyenne.

Avec 13 300 Yaris Hybrid vendues en 2013 dans l'Hexagone (elle représente 45% des ventes de Yaris), Toyota n'a pas changé l'équipe qui gagne connue sous le nom de 1NZ-FXE : le module électrique est toujours connecté au 1,5 l pour une puissance totale de 100 ch. A l'usage, le système HSD privilégie la motricité propre en faisant appel à l'essence qu'en cas d'accélération prononcée. L'amortissement est toujours un peu plus fermes que sur les autres motorisations. Notre parcours ne nous aura pas permis de livrer un constat définitif sur les consommations mais elles devraient se situer aux alentours des 4,5 l/100 km, comme sur l'ancienne version.

Conclusion :

Ecoulée à plus de 29 600 unités l'année dernière, la Toyota Yaris ne cesse de grignoter des parts de marché dans le segment des citadines. Avec cette mise à jour dictée par le kaizen japonais, une règle basée sur l'amélioration simple et peu onéreuse, la puce des villes revient dans la course. Son design funky se démarque clairement des autres propositions et les diverses attentions technique, a défaut de révolutionner la recette, lui permettent de pouvoir garder la tête hors de l'eau. Mais elle impose toutefois certaines interrogations, comme l'absence de Start&Stop sur le 1.0 par exemple.

Mais la Toyota Yaris devrait continuer à surfer sur le succès et à faire sourire l'usine de Valenciennes, qui accouche de toutes les Yaris destinées à l'Europe. Les prix de la gamme conventionnelle s'étendent de 13 500 € pour la Yaris 1.0 Active 3 portes à 20 600 € pour la version D-4D Lounge 5 portes. Le coeur de gamme, la D4D Dynamic 5 portes est affichée 18 400 € et promet les jantes 15 pouces, le régulateur de vitesse, la caméra de recul ou le Toyota Touch 2, entre autre. Du coté hybride la gamme démarre à 19 200 € avec la version Dynamic, suivie par l'Attitude à 20 050 € et la Style à 21 250 €.

Bien vu :
- Style exotique
- Habitabilité
- Comportement routier en progrès
- Moteurs sobres
- Version hybride très intéressante

A revoir :
- Carrosserie vulnérable
- Qualité de certains éléments intérieurs
- Pas de Start&Stop (1.0 VVT-i)
- Utilisation limitée à la ville (1.0 VVT-i)

Note : 16/20

Soufyane Benhammouda

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