Kia fait le pari de la diversité en proposant l’EV4 en deux carrosseries : une berline tricorps classique et un hatchback plus compact, destiné notamment au marché européen. L’idée ? Offrir le choix entre une silhouette statutaire et un modèle plus polyvalent, mieux adapté aux contraintes de la ville.
Dimensions :
Malgré des différences dans la ligne de toit et l’intégration du coffre, ces deux versions reposent sur la même plateforme E-GMP (Electric Global Modular Platform). Une base technique qui a déjà fait ses preuves chez Kia et Hyundai et qui permet d’intégrer une batterie au plus bas, optimisant ainsi le centre de gravité.
Les clients ont souvent peur de l’électrique pour une raison simple : l’autonomie. Kia a prévu le coup et propose deux capacités de batterie.
Configurations disponibles :
Et les chiffres sont plutôt engageants :
L’EV4 profite d’un coefficient de traînée très bas (0,23), grâce à une protection de soubassement intégrale qui guide l’air de façon optimale sous la voiture. Un travail de fond qui permet d’optimiser la consommation et de grappiller quelques kilomètres sur chaque charge.
Contrairement à l’EV6 qui repose sur une architecture 800V, l’EV4 fait un petit pas en arrière avec une recharge en 400V.
Concrètement, cela signifie des temps de charge un peu plus longs :
La prise de recharge est placée sur l’aile avant, un positionnement qui permet un accès plus pratique sur certaines bornes.
Petit plus, l’EV4 est équipée de la recharge bidirectionnelle V2L et V2G. En clair, elle peut non seulement alimenter des appareils électriques (3,6 kW), mais aussi renvoyer de l’énergie vers le réseau électrique (10 kW). Idéal pour camper ou éviter une panne de courant à la maison…
Exit les déclinaisons à propulsion ou les folies de puissance. Kia a opté pour un bloc unique, placé à l’avant :
Sans être un monstre de performance, l’EV4 promet des accélérations suffisantes pour un usage quotidien et une conduite fluide.
L’EV4 mise avant tout sur un compromis entre confort et dynamisme. Kia a peaufiné son châssis avec :
Le tout est censé offrir une conduite plus directe avec 50 % de réduction des écarts de direction causés par les irrégularités de la chaussée. Kia promet une tenue de route équilibrée, avec un bon niveau de filtration des chocs.
Côté intérieur, Kia joue la carte du minimalisme technologique avec une interface numérique bien fournie :
L’ergonomie se veut intuitive avec une console centrale coulissante, une tablette intégrée et des rangements astucieux. Petit détail qui fera plaisir aux amateurs de gadgets : l’EV4 intègre un mode Karaoké, ainsi que la compatibilité avec Netflix et YouTube. De quoi transformer une recharge un peu longue en moment de divertissement…
L’EV4 embarque un arsenal de systèmes d’aides à la conduite, avec notamment :
Kia vise carrément les 5 étoiles aux crash-tests Euro NCAP avec un châssis renforcé et une structure capable de supporter cinq fois le poids du véhicule en cas de retournement.
L’EV4 n’a pas l’ambition de bouleverser le marché, mais elle coche toutes les cases d’une berline électrique bien pensée : une autonomie correcte, un temps de charge acceptable, un châssis calibré pour le confort, et un intérieur technologique sans excès.
La version berline 4 portes séduira ceux qui veulent une électrique statutaire avec une autonomie maximale, tandis que le hatchback 5 portes plaira aux amateurs de compacité et de praticité.
Reste à voir où Kia placera son EV4 en termes de tarification, car si la berline est annoncée à 37 000 € en entrée de gamme, il faudra voir si les versions bien équipées restent accessibles.
L’EV4 débarquera en mars 2025 en Corée avant d’atteindre l’Europe au second semestre. Une concurrente sérieuse pour les berlines électriques du segment C, sans chichi, mais avec une approche pragmatique.
2021 57900 km Manuelle Diesel
2020 61341 km Automatique Diesel