Kia PV5 : Il veut casser la baraque des utilitaires électriques

Alors que l’électrique continue de monopoliser les discours marketing avec des promesses aussi irréalistes qu'une élection présidentielle, Kia débarque en fanfare avec son PV5. Un véhicule aux faux airs de toaster géant qui prétend pourtant être la réponse ultime aux problématiques quotidiennes des professionnels et autres livreurs pressés par le temps et stressés par leur batterie. Voyons ensemble si ce nouveau venu mérite son statut autoproclamé de roi des fourgons électriques ou s’il ne fait qu’agiter le drapeau vert de la mobilité durable pour séduire quelques mairies écolos.

Techniquement, le KIA PV5 repose sur une toute nouvelle plateforme, sobrement baptisée E-GMP.S. Oui, le département marketing de Kia devait être en RTT quand il a fallu lui trouver un nom. Pourtant, derrière ces lettres peu glamour, se cache une structure modulaire en skateboard, aussi plate que les Pays-Bas, permettant d'intégrer une multitude de carrosseries, un peu comme ces LEGO avec lesquels vos enfants (ou vous-même) jouez en cachette.

Kia PV5 propose donc trois déclinaisons initiales : Passager, Fourgon et Châssis-cabine. Une offre pensée pour couvrir tous les besoins, du transport de passagers pressés aux livraisons de palettes aussi lourdes que le déficit public français. Le fourgon annonce d’ailleurs un volume utile de 5,1 m³, avec une compatibilité parfaite avec les Europalettes. Rien d’extraordinaire, certes, mais avec une hauteur de seuil à 419 mm, même votre collègue aux bras de coton pourra y charger ses cartons sans se faire un lumbago.

Sous le plancher, les choix techniques restent pragmatiques. On trouve une motorisation électrique de 160 chevaux, avec un couple de 250 Nm. Pas de quoi faire du drift devant la boulangerie, mais suffisant pour assurer des accélérations franches même chargé à bloc.

Pour alimenter tout cela, le constructeur coréen propose trois batteries : une entrée de gamme lithium-fer-phosphate de 43,3 kWh réservée à la version Fourgon, puis deux packs Nickel-Manganèse-Cobalt de 51,5 kWh et 71,2 kWh pour ceux qui veulent rouler plus loin sans sueur froide à l’idée de tomber en panne devant chez mamie. Avec la grosse batterie, Kia annonce jusqu’à 400 km d’autonomie selon le cycle WLTP, soit à peu près 250 km en conditions réelles d’un lundi pluvieux sur l’autoroute A1 avec une charge maximale. Largement suffisant pour livrer des bières fraîches ou quelques colis Amazon à la moitié de la région.

À l’intérieur, Kia joue à fond la carte du fonctionnel. L’ergonomie rappelle celle d’un utilitaire allemand : froid, précis, sans âme, mais redoutablement efficace. On trouve notamment un écran central de 12,9 pouces basé sur Android Automotive (adieu bugs et freezes à la Tesla), compatible avec toutes les applications dont vous n’avez jamais entendu parler mais que votre patron vous obligera bientôt à utiliser.

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La marque pousse aussi la modularité avec des sièges escamotables et un intérieur qui ressemble davantage à un bureau Ikea qu’à un habitacle traditionnel. Les ingénieurs de Kia, manifestement inspirés par une overdose de minimalisme nordique, ont même pensé à intégrer un système « AddGear » permettant d'ajouter des accessoires de rangement modulables après l’achat du véhicule. Un bonheur pour les maniaques de l'organisation, une angoisse supplémentaire pour ceux qui perdent déjà leurs clés trois fois par jour.

Mais là où Kia frappe fort (sans le claironner à outrance), c’est sur la maintenance prédictive basée sur les données du véhicule. Grâce à ce système Big Brother, votre PV5 saura exactement quand il va tomber malade avant même que vous ne vous rendiez compte qu’il tousse. Résultat ? Moins de temps passé chez le garagiste, moins de factures surprises, et davantage de temps pour enfin prendre cette pause café tant méritée.

Enfin, parce que Kia sait que la connectivité c’est comme la sauce sur les frites (indispensable), le PV5 embarque des mises à jour OTA (Over-The-Air), histoire que votre véhicule vieillisse moins vite que votre smartphone.

Conclusion:

Disponible dès le second semestre 2025 en Europe, le Kia PV5 n’est ni révolutionnaire ni flamboyant. Mais à la manière d’un couteau suisse électrique, il pourrait vite devenir un incontournable pour tous ceux qui cherchent avant tout à bosser sans avoir à se soucier d’une autonomie aléatoire ou de coûts cachés. Reste maintenant à voir si Kia tiendra toutes ses promesses sur la durée ou si le PV5 rejoindra la longue liste des véhicules électriques à qui l’on préfère, après quelques mois d'utilisation, une bonne vieille camionnette diesel hors d'âge.

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