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Essai Citroën Berlingo : un ludospace qui reste dans l'esprit famille

Le Citroën Berlingo est un véhicule fascinant sous plusieurs rapports. Au-delà de son nom qui nous replonge en enfance, avec les mini berlingots de Nestlé — souvenez-vous cette petite douceur loin d'être diététique — il représente un fier modèle chez Citroën qui a fortiori fait partie de notre patrimoine français. Pas seulement parce qu'il est équipé de pneus Michelin ! Parce que son ancrage dans le paysage routier français est des plus notoires. Le chauvinisme aurait pu être poussé encore plus loin, mais hélas, le Berlingo est produit à Vigo en Espagne et à Mangualde au Portugal, ce qui en fait un beau modèle de réussite européenne. Voilà de quoi rassurer nos deux big boss : Benoit Alves et Jean-Claude Juncker.

+ de photos Citroen Berlingo PureTech 110

« On n’a pas inventé la famille, mais on a inventé la voiture qui va avec », et en plus, ils sont restés humbles chez Citroën ! On connaît tous, plus ou moins, le Berlingo. Vous avez tous croisé cette fameuse voiture de police, de gendarmerie ou des douanes, qui elles aussi patrouillent en Citroën Berlingo. Mais c’est surtout ce souvenir du déménagement ou du dernier Noël où vous avez pu tester ce Berlingo dans toutes ses capacités : en le remplissant « ras la gueule ! ».

Cette troisième génération du ludospace Berlingo se targue d’un volume de chargement allant jusqu’à 4 000 litres, sièges rabattus. En chiffres, ça donne soif, et croyez-moi, il y a de quoi embarquer à bord du fameux fourgon.

Car ce Berlingo réveille toutes sortes de réminiscences lorsque l’on s’en approche. Fonctionnel, ludique, familial, utilitaire, véhicule de liaison ou d’intervention. Il s’agit réellement de notre couteau suisse français !

Cette nouvelle version du Berlingo s’adapte à son temps en adoptant des lignes et des traits plus futuristes, voire robotisés, notamment avec sa calandre au design… compliqué. De surcroît, quelques Air-Bumps ont fait leur apparition pour la forme ou pour souligner la robustesse de l’auto et à plus forte raison rassurer le client. Exit le Berlingo d’antan, qui à côté fait quelque peu rustique et rural, nous voici avec une version qui passera parfaitement à la Défense.

Essai du nouveau Citroen Berlingo

À l’intérieur, c’est la caverne des secrets avec les multiples rangements çà et là, comme la double boîte à gants. Ces arches vide-poches, dont un translucide, pour voir ce qui y est rangé. Des vide-poches pour ranger son téléphone portable et en profiter par la même occasion pour le recharger par induction (sous réserve d’en avoir un compatible). Tout, je dis bien tout, sera parfaitement rangé ou caché.

Le Berlingo se dote à son tour de l’emblématique petit volant, et fait place nette quant aux boutons, afin de privilégier la sobriété dans l’habitacle. L’écran GPS est orienté en direction du conducteur, c’est plus malin, faut reconnaître. Et ses commandes sont à portée de main.

À conduire, l’on retrouve les sensations d’antan et l’agrément de conduite de notre bon vieux Berlingo avec cette sensation très surprenante pour ne pas dire surréaliste. En effet, le sélecteur de mode de conduite indispensable pour aborder différents types de routes, l’affichage tête haute couleur, le commutateur auto croisement feux de croisement/feux de route puis la reconnaissance des panneaux et enfin la caméra de recul multi angles… Il n’y a pas de doutes, on a bien été surclassé avec ce nouveau Berlingo.

Le levier de vitesses est agréable à prendre en main, et on se délecte de passer les 6 rapports. Côté motorisation, le nouveau Berlingo 1.2 Puretech embarque un moteur de 110 chevaux, atteint le 100 km/h en 12,2 secondes.

À l’arrière, l’on retrouve les tablettes porte-gobelets qui raviront les enfants et moins les parents qui devront subir les conséquences de tout ce qui y sera renversé ou le bruit de leur claquement…
On regrettera la disparition de la bonne vieille clé à insérer dans le contact et le regretté frein à main manuel qui laisse place à un frein de parking électrique.

On aime :
- Le grip control pour se tirer des situations délicates, ce qui ouvre de multiples horizons pour un tel véhicule
- L’esprit simple et les valeurs familiales que véhicule le Berlingo

On aime moins :
- Le bruit de portière vide quand on la claque
- La porte du coffre qui vous remonte à la figure si l’on n’y prend pas attention
- La disparition de la clé de démarrage
- Le frein à main électrique

Daniel Latif

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