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Essai Golf GTI : de la 1re génération à la 6e

GTI, trois lettres qui vous plongent dans la nostalgie. GTI, pour Grand Tourisme Injection, c'est la période de légèreté, où l'on partait cheveux au vent, tels des insouciants en quête d’amour et d'eau fraîche.
La Golf GTI, c'est un amour d'antan, quand vous la revoyez, vous vous demandez : « Mais, pourquoi s'est-on quittés ? »

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C’est le printemps. Vamos a Malaga, pour la belle plage, on repassera. L’air est frais, quand soudain, au détour d’une promenade sur le bord de mer, une bourrasque me décoiffe. Et c’est à ce moment-là qu’on se recroise. Elle n’a pas changé.

Elle a toujours su se différencier des autres voitures avec son bruit moteur typique et son allure.

La brise commençant à se faire glaçante, je ne peux plus résister et pénètre à l’intérieur. Là, au chaud, je me love en son saint salon. Dans mes yeux, plein d’amour. Elle est restée la même, son siège habillé du fameux carreau façon Bonne maman ! L’intérieur est digne d’une voiture actuelle, pratique, et offre un espace optimisé.

Essai Golf GTI 1re génération

Je suis rapidement refroidi dans mes ardeurs par la Team Volkswagen qui me recommande fortement de ne pas sortir avec trop loin. Nous sommes coincés !

Tout en déambulant, je rencontre Hans-Joachim Stuck, ancien champion de Formule 1. Qui, lui aussi, est plus que fan. En effet, il en possède une ! Pour mieux revivre les sensations d’autrefois, il me propose de nous échapper dans cette Golf GTI de première génération. Le pilote étant ici une star, tous ses désirs sont des ordres. N’ayant que faire des restrictions, il dégaine la clé, petite et simple, indispensable pour insuffler la vie au moteur : « VROOOOMMm !!! »

Nous voilà déjà partis sur les routes de campagne ibérique. Le passage des rapports se fait avec le mythique levier de vitesses – 4 rapports – surmonté d’une balle de golf relié à un moteur 1,6 litre de 110 ch. Sur le volant sobre à trois branches, un étonnant logo : il s’agit du loup de Wolfsburg, ville où se trouvent le siège et l’usine de VW.

« La légende commence ici » s’enthousiasme Hans-Joachim Stuck. Malgré son look de voiture d’époque, l’auto a une excellente tenue de route, des reprises à enrhumer les contemporaines et fait montre d’un freinage à toute épreuve.
« Il n’y a pas de direction assistée, c’est naturel » commente le champion qui a cependant réussi la performance d’un demi-tour sur route en toute facilité. Il continue dans l’analyse des sensations de conduite : « pas de luxe inutile, pas de fenêtres électriques, la voiture est donc plus légère et on est assis bas ». La distance avec le sol est très faible. Mais son indice de mesure le plus fiable est le « Popometer ». Oui, le popo, vous avez compris, pas besoin de vous faire un schéma : « tu ressens ce que fait la voiture, c’est la meilleure indication entre la route et le conducteur ». Malgré son palmarès de conduite, le champion allemand éprouve toujours autant d’émotions à conduire cette Golf de première génération : « c’est un vrai retour aux sources » renchérit-il.

Nous approchons des abords du circuit Ascari où le pilote m’invite cette fois-ci à prendre place à bord de la dernière génération de la Golf. On a fait un bond dans l’histoire de 40 ans. De profil, ça reste très subtil, la nouvelle Golf a beaucoup évolué.
Les jantes impressionnantes laissent apparaître des étriers de frein rouges siglés GTI en blanc.

Son look à l’arrière s’est banalisé. Les pots d’échappement sont remarquables, pour ne pas dire, un peu trop. La voiture a pris des rondeurs et a fortiori du poids !
À l’intérieur, on retrouve les sièges au motif carreau et un clin d’œil à la balle de golf sur la boîte automatique. La clé, suffit de la jeter en vrac dans l’habitacle et la voiture démarre. Le bruit de l’auto reste relativement sobre et j’avoue que par moments j’ai forcé les descentes de rapports exagérément pour faire crier la bête. Le résultat a été des plus probants, tout le monde m’a laissé passer. Confortablement assis, l’on peut rouler tranquillement, mais quand on a besoin des 240 chevaux du moteur 4 cylindres turbo essence 2 litres, ils sont là.
Le freinage est quelque peu rude, mais efficace. Il n’y a rien à reprocher à son excellente tenue de route et ses reprises époustouflantes.

La famille de Volkswagen GTI : Golf, Polo, UP!

Il est temps de mettre cette nouvelle génération à l’épreuve sur le circuit. Notre pilote s’installe et c’est parti. Élancée au plus vite, même dans les virages, la voiture reste précise et assez permissive même avec les sécurités de conduite activées : « on reste en liberté, mais pas surcontrôlée » précise Stuck.

Moins on tourne le volant, et plus la direction se fait précise. La Golf reste accrochée à la route grâce aux barres antiroulis qui empêchent la voiture de tanguer.
Hans Joachim Stuck, qui a été sollicité en vue d’élaborer cette nouvelle GTI, analyse le comportement de l’auto : « la Golf va s’adapter en fonction de la façon de conduire, on peut désactiver les aides à la conduite, mais pas tout couper ».

Après avoir pulvérisé les scores, avec un temps record sur circuit… je suis scotché… et mon estomac… retourné ! Je n’ai plus de mots, plus de force pour remercier le champion Stuck de cette expérience et performance, champion qui a roulé sans le mode sport et qui est « resté raisonnable » dans sa façon de piloter. Et pourtant !
Note pour moi-même, ne jamais monter en copilote avec un champion de Formule 1.
Somme toute, un feeling GTI encore présent quelque peu évolué, mais toujours en sécurité.

Daniel Latif

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