50 000 ouvriers sont syndiqués chez Hyundai Corée, autant vous dire que les syndicats ont un pouvoir important. 18 rencontres ont eu lieu entre la Direction et le Syndicat majoritaire afin de trouver une solution au conflit qui oppose les deux parties, sans résultat à ce jour. Amélioration des conditions de travail et hausse des salaires sont au centre du débat, Hyundai répond par une menace de délocalisation bref la situation s'envenime de jour en jour. Baisse des ventes depuis plusieurs mois, liée au climat social tendu au sein du fabricant, recul de la production et donc du bénéfice de l'entreprise, rien ne va plus chez Hyundai.
Le 4e constructeur automobile mondial n'arrive pas à sortir de cette crise qui dure maintenant depuis plusieurs mois. La direction s'en prend au syndicat, l'accusant de ralentir gravement l'activité économique de l'entreprise. Le syndicat qui revient sur la suppression il y a quelques semaines du travail de nuit, qui impacte le travail du week-end, qui devient surchargé. En plus de demander plus d'heures travaillées le week-end à ses ouvriers, le fabricant coréen refuse de les payer en heures supplémentaires ce qui provoque la grogne des salariés. Yoon Yeo-Chul, le Vice-Président en charge des négociations refuse de céder et brandit la menace de délocalisation des usines. Fin 2013 l'outil de production local n'assurera déjà plus que 41% de la production mondiale, et cette part risque de baisser encore d'ici 2016.
Le Président du groupe ; Gap Han Yoon, a pris position à son tour en indiquant que le syndicat mettait en péril la vie de l'entreprise. En effet, l'arrêt de travail mis en place hier pourrait représenter une perte de production de 2000 véhicules soit l'équivalent de 30 millions d'euros environ.
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